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30 leçons que j'ai apprises sur la parentalité en tant que doula pour mon 30e anniversaire

  • havenplacedoulas
  • 13 août 2025
  • 5 min de lecture

leçons sur la parentalité

Je suis doula à temps plein depuis près de deux ans. Durant cette période, j'ai accompagné plus de 80 familles. J'ai vu leurs premiers souffles, leurs premiers pleurs, les premiers instants où elles se sont senties « tu es là ».


J'ai été assise dans des salles d'accouchement à 3 h du matin, j'ai tenu la main de mères qui pensaient ne plus pouvoir continuer, et je les ai vues découvrir qu'elles en étaient capables.


J'ai vu des partenaires tenir leur bébé pour la première fois, les mains tremblantes et versant des larmes inattendues.


Chaque famille que j'ai accompagnée m'a changée. Chaque naissance m'a appris quelque chose. Pas seulement sur la parentalité, mais aussi sur la force, l'amour et le cœur humain.


Je vais avoir 30 ans et je souhaite partager 30 leçons sur la parentalité que j'ai vraiment apprises, à travers le regard d'une doula qui a tout vécu et qui continue d'apprendre chaque jour.


30 leçons que j'ai apprises sur la parentalité en tant que doula pour mon 30e anniversaire


1. Être parent, c'est le silence le plus bruyant qui soit.

Certains jours, la maison est pleine de bruit, de pleurs, de rires, de questions sans réponse. D'autres jours, le silence est assourdissant. Chacun est lourd et beau à sa manière.


2. On ne connaît jamais sa force tant qu'on n'a pas le choix.

J'ai vu des parents au bord du gouffre, prêts à abandonner, puis puiser dans une force dont ils ignoraient l'existence. C'est à la fois une leçon d'humilité et une source d'émerveillement.


3. Le sommeil est une monnaie sacrée contre laquelle on est prêt à tout.

C'est plus que du repos, c'est de la survie. Et parfois, même dix minutes volées peuvent sembler comme de l'eau dans le désert.


4. Personne ne vous prévient des blessures invisibles.

Les bleus s'estompent, les points de suture se dissolvent. Mais les fissures émotionnelles ? Elles demandent du temps, de la tendresse, et parfois simplement quelqu'un assis à vos côtés dans le noir.


5. On apprend à célébrer les plus petites victoires.

Une sieste réussie, un repas encore chaud, un rire qui ne semble pas forcé. Ces petits moments valent de l'or.


6. Demander de l'aide ne vous rend pas faible.

Cela vous rend sage. J'ai vu la transformation lorsqu'un parent ouvre enfin quelqu'un, ça change tout.


7. L'histoire de votre naissance façonne plus qu'une journée.

Elle devient un prisme à travers lequel vous vous voyez. Que cette histoire soit pleine de joie, de chagrin, ou les deux, elle compte et mérite d'être honorée.


8. La guérison n'est jamais linéaire.

Certains jours, vous vous sentez à nouveau vous-même. D'autres fois, vous avez l'impression de repartir de zéro. Les deux font partie du processus.


9. Vous apprenez à lire votre bébé comme un poème.

Chaque cri, chaque regard, chaque mouvement de ses mains a du sens. Vous maîtrisez une langue que vous seuls parlez.


10. Parfois, se donner la priorité est la chose la plus aimante que l'on puisse faire.

Se reposer, manger, respirer. Ce sont aussi des gestes d'attention envers votre enfant, car ils vous maintiennent en bonne santé.


11. Le soutien est une bouée de sauvetage, pas un luxe.

J'ai vu ce qui se passe lorsqu'un parent est entouré d'amour et de communauté : cela change toute l'histoire.


12. Être parent vous fait affronter votre propre enfance.

Vous rencontrez les échos de votre jeune moi. Parfois, vous les nourrissez, parfois vous les guérissez. Les deux sont importants.


13. L'allaitement, c'est bien plus que du lait.

C'est une question de connexion, d'identité, de souvenirs et parfois de chagrin. Chaque histoire est unique et chaque choix compte.


14. Le « parent parfait » n'existe pas.

Plus vous libérez ce fantasme, plus vous êtes libre d'aimer votre vie, et non celle que vous avez imaginée.


15. L'imperfection est souvent la source de la beauté.

Le lait renversé, les pyjamas dépareillés, le chaos. Ce sont souvent les moments qui comptent le plus par la suite.


16. On ne s'habitue pas à l'épuisement, on apprend à vivre avec.

On trouve des moyens d'en rire, de respirer et de l'aimer. C'est là que la magie opère.


17. Être vu peut être comme de l'oxygène.

J'ai vu un parent se dégonfler lorsqu'on lui dit simplement : « Je vois comme tu fais des efforts. »


18. Demander ce dont on a besoin peut sembler plus difficile que de faire des efforts.

Mais dès que vous l'exprimez à voix haute, vous ouvrez la porte au soulagement, à la connexion et à la guérison.


19. Votre corps mérite de la gratitude, même si vous avez du mal à lui en donner.

Il a porté la vie, l'a mise au monde, l'a nourrie. Ce n'est pas rien, quelle que soit l'ampleur du parcours.


20. Être parent reconnecte votre cœur.

Soudain, les enjeux sont plus importants. L'amour paraît plus profond. La peur plus vive. Vous êtes transformé à jamais.


21. Lâcher prise ne se fait pas en une seule fois.

C'est un exercice quotidien, parfois ponctuel, surtout lorsqu'il s'agit de petits êtres humains.


22. La communauté guérit mieux que la médecine.

Les regards complices, les rires partagés, les larmes partagées. Ils vous portent dans les moments les plus difficiles.


23. Les larmes sont un langage qui mérite d'être écouté.

Il n'est pas toujours nécessaire de les arrêter. Parfois, il suffit de les entendre.


24. La patience devient votre force.

Attendre la guérison, les étapes importantes, le sommeil. La parentalité est une longue pratique de l'attente.


25. La culture façonne la parentalité plus que vous ne le pensez.

Des attentes à la naissance aux choix alimentaires, les histoires dont nous héritons sont profondes.


26. Il faut souvent se féliciter.

Quand le monde ne remarque pas vos efforts, vous murmurez quand même : « J'en fais assez. »


27. Il est normal de regretter la version de la parentalité que vous imaginiez.

Abandonner cette vision permet de laisser la vie que vous avez maintenant prendre racine.


28. Les petits moments de joie sont une rébellion.

Au milieu de l'épuisement, vous réclamez quand même de la joie. C'est puissant.


29. Votre instinct est souvent plus sage que le bruit.

Livres, blogs, conseils : tout peut vous aider. Mais votre instinct connaît mieux votre enfant.


30. Vous êtes suffisant, même dans les jours les plus difficiles.

L'amour que vous donnez compte plus que n'importe quelle liste, étape importante ou attente. Vous êtes déjà suffisant.



Deux ans plus tard, 80 familles plus tard, je sais que je suis exactement là où je suis censée être.


Le travail de doula n'est pas seulement un travail, c'est une vocation. C'est le privilège d'accompagner les familles dans la rencontre avec leurs bébés, dans la rencontre avec elles-mêmes, sous un nouveau jour.


Alors que j'entame cette nouvelle décennie, je suis reconnaissante pour chaque histoire qui m'a été confiée, et j'ai hâte de continuer à accompagner les parents, ici à Boston, dans tout le Massachusetts, et partout où une nouvelle vie change tout.

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